Aragon et Nord de l'Espagne

Comme il est d'usage que je ne descende jamais en dessous de la Loire en été, sauf pour monter en altitude, je profite du doux printemps pour organiser un séjour en Espagne avec ma mère. L'ennui c'est qu'on ne parle pas un mot d'espagnol. En gros, je sais dire « hola » et « donde esta la biblioteca ? » \o/ Le programme, c'est de changer un peu d'air tous les deux jours et de faire un genre de road trip (mais pas de Caen, du coup) différemment de ce que j'ai l'habitude. Du coup, ça implique pas de chien chien et des transports en commun. J'ai trouvé des billets de train Paris – Barcelone au tarif raisonnable et à la durée supportable : 6h30 de train pour relier Gare de Lyon (à Paris, pas à Lyon) à la gare centrale de Barcelone. Et finalement, je me dis que le temps de rejoindre l'aéroport, de passer les contrôles, et de rejoindre le centre de Barcelone, à mon avis on prend autant de temps en avion, mais plus d'énergie... Après une grosse journée à Barcelone, l'idée est de louer une voiture avec Drivy (location entre particuliers, pratique et économique) pour 8 jours, au cours desquels nous feront une boucle dans le Nord de l'Espagne : le désert des Bardenas Reales, remontée vers les Pyrénées, puis retour vers l'Est par la Sierra de Guara. Les détails à suivre ci-dessous... 




9 avril

Après un gros bisou au chien qui reste cette fois au pays des tripes, nous voici à Paris. Après un gros bisou au chat qui reste dans mon appartement, nous voici à la Gare de Lyon, pleine de monde en ce dimanche ensoleillé de vacances scolaires. Il est 14h07 quand le train part pour Barcelone. 3 bonnes heures de TGV pour traverser la France, puis le train longe timidement la Méditerranée jusqu'à Barcelone. Ça me rappelle mon séjour au Canigou l'été dernier... Ce qui est logique puisqu'on fait exactement le même trajet. Le trajet passe relativement vite : tandis que ma mère écoute de la musique en fuyant le regard d'un chauve à lunettes qui la fixe depuis le départ de Paris, j'écris un rap à partir de phrases écrites par mes élèves de 4ème, ce qui me prend déjà facilement trois heures. Je commence à avoir mal aux fesses et voilà que nous passons la frontière : ça y est, c'est le NÉANT LINGUISTIQUE.

Nous profitons des derniers kilomètres pour demander à un couple habitué à Barcelone de nous dire un peu ce qu'il y a à faire, parce que je suis partie à l'ARRACHE, oui, je sais, c'est très rare de ma part, mais j'ignore totalement ce qu'on va faire à Barcelone, j'ai juste un plan, je connais deux ou trois lieux connus, mais aucun bon plan ni conseil récoltés. Cette semaine c'est YOLOLAND.

Arrivée à Barcelona à 20h30 (oui j'écris Barcelona parce que maintenant on dit que je suis en Espagne et que je comprends pas du tout pourquoi on francise tous les noms de villes quand ça nous arrange). Nous voguons en direction de l'hôtel tout proche de la gare. Enfin nous roulons, vu qu'on a des valises. Enfin nous marchons, vu qu'on a des jambes. Découverte de notre logis pour les deux nuits à venir : rien de très folichon, deux lits, un lavabo, et surtout une jolie fenêtre grande ouverte... Ah, euh, non en fait, fermée. Bon ben niveau sonorité c'est comme si c'était ouvert.




21h30, nous nous mettons en quête de NOURRITURE, car il fait faim. Sur les conseils du couple de bobos du train (oui je me permets la critique parce qu'ils nous ont conseillé des trucs de bobos.) nous nous dirigeons vers la plaça Espanya en descendant la carrer de Sants, mais voilà nous sommes dimanche il est presque 22 heures et en fait y a juste rien du tout. Ah, si, y a des commerces rigolos. Mais fermés. Et non comestibles.



Nous retournons dans le quartier de la gare et la plaça de Sants vu que sur le trajet de la gare à l'hôtel on a vu des terrasses avec des gens qui buvaient et mangeaient, c'est bon signe. Nous nous arrêtons sur un libanais. Alors il faut savoir que j'ai un problème avec les libanais (les RESTAURANTS, voyons). J'ai toujours envie de manger libanais, mais souvent je ressors déçue. Et pourtant j'en ai souvent envie. Du coup je sais pas si j'aime la bouffe libanaise ou pas, c'est quand même bizarre. Mais l'intérieur est joliment décoré, les serveurs sont joliment habillés, la lumière est joliment allumée, et la carte est joliment alléchante, alors on entre et on s'installe. Le serveur très gentil nous apporte un menu en français et nous conseille une assiette de mezzes végétariens, conseil que nous suivons et dont nous ne seront pas déçues (contrairement aux conseils boboïsants).



Conclusion : c'était HYPER BON. Alors Jeannot si tu me lis, visiblement il n'y a qu'avec toi que les libanais sont dégueulasses. Il est 23 heures quand on décide de prolonger la soirée en marchant jusqu'à la plaça Espanya. Joliment illuminée, elle est également terriblement recouverte d'humains, se déplaçant tous dans le même sens tels un troupeau de caribous. Nous faisons le tour de la place et plus nous avançons, plus le troupeau croît. Je finis par demander à une jeune fille ce qui se passe et qui me répond que c'était le concert de Ed Sheeran. Je comprends mieux l'âge et le nombre.


Au passage, on croise des passagers espagnols qui étaient devant nous dans le train, pour l'heure visiblement fort éméchés, qui nous font des grands coucous comme si on était potes. Et c'est donc sur une facette très vivante de Barcelone qu'on part se coucher dans notre chambre où l'on entend à la fois tous les bruits extérieurs mais aussi toute la vie intérieure de l'hôtel.

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